Strasbourg – Couvent des Dominicains (2023)

A Strasbourg, non loin de l’observatoire, se dresse l’église néo-romane du couvent des Dominicains. Construite en 1929, elle accueillait dès 1934 un orgue Schwenkedel d’une quinzaine de jeux. Quatre-vingts ans plus tard, la transmission électropneumatique était arrivée à bout de souffle, décidant la congrégation à remplacer l’instrument par un orgue neuf.

L’instrument souhaité devait être bien entendu adapté à la liturgie monastique, mais aussi permettre l’interprétation de la musique d’orgue, notamment celle de Jean-Sébastien Bach. Le positionnement de l’orgue à fleur de tribune a été choisi afin de libérer les fenêtres orientales et maximiser l’espace disponible dans l’instrument ; la tribune ne comptant qu’une trentaine de mètres carrés. Cela rapproche également l’instrument de l’auditoire en le faisant sonner au mieux dans la nef à l’acoustique très sèche de cette église en béton.

La console dotée de deux claviers de 56 notes et d’un pédalier de 30 notes est placée latéralement, permettant à l’organiste d’avoir une vue sur le chœur. Les deux plans sonores des manuels prennent place dans le grand buffet, Grand-Orgue et Positif étant disposés sur des gravures alternées. A l’arrière se trouvent les jeux de Pédale. Le tirage des jeux et des notes est mécanique.

D’inspiration germanique, la composition des jeux est la suivante :

Composition des jeux
Grand Orgue
56 notes
Positif
56 notes
Pédale
30 notes
Bourdon 8’Gedackt 8′Soubasse 16′
Quintaton 8′Flûte à cheminée 4′Flûte 8′
Gemshorn 8′Quinte 2’2/3Posaune 16′
Prestant 4′Tierce principale 1’3/5Trompette 8′
Quarte 2′Hautbois 8′Choralbass 4′
Plein-jeu IV rgs
TremblantII/II/P – II/PI

Le diapason est de 442Hz à 20°C et le tempérament est légèrement inégal, dans l’esprit des instruments baroques allemands du XVIIIème siècle.

Crédit photos : Lionel Gentric